De Faux Voiliers Laser aux Jeux Olympiques de Paris?

Des "ILCAs" exportés d'Australie ont débarqué à Kingston au Canada ce
19 Juillet pour un championnat mondial. Les auto-collants ont depuis été
changés, de sorte que ces bateaux sont redevenus des Lasers ...
C'est tout officiel. Ou du moins presque officiel. Les membres de la classe des voiliers Laser doivent simplement voter pour un changement de règlement interne, et nous verrons peut-être de faux voiliers Laser - en anglais, des Fake Lasers - aux Jeux olympiques de Paris en 2024. C’est du moins ce que l’association internationale de la classe Laser veut nous faire croire.

Les faux lasers ne sont pas de fausses nouvelles - fake Lasers are not fake news! C’est un scénario qui est envisagé très sérieusement non seulement par l’organisation gouvernant la classe Laser, mais également par World Sailing - l’instance dirigeante internationale du sport de la voile, qui supervise le sport au niveau mondial et fait rapport au Comité International Olympique pour les compétitions de voile aux Jeux Olympiques.

L'histoire que l’on nous raconte se résume ainsi. Une modification de la réglementation interne à la classe Laser permettra à de nouvelles entreprises de construire le bateau et de le vendre avec un nom et un logo de leur choix, ou encore en tant que bateau générique, sans nom ni logo - ceci afin de contourner les marques de commerce Laser existantes, contrôlées par Velum - une société sœur de la société britannique LaserPerformance.

Les voiliers seraient construits selon les spécifications du «Laser Construction Manual» et seraient contrôlés par l'Association internationale de classe de Laser - l'International Laser Class Association, ou ILCA -, mais ils ne seraient pas appelés Lasers.

Ce sont donc des «Faux Lasers» - ou encore des « Fake Lasers » - que la classe internationale Laser a l'intention de proposer à World Sailing et au Comité International Olympique pour les Jeux de Paris de 2024, dont les compétitions de voile auront lieu à Marseille.

Ce plan est mis en oeuvre, sous diverses formes, depuis quelques temps déjà. En mars dernier, l’ILCA a annoncé un changement de nom pour le bateau, puis a déclaré que le bateau s'appellerait dorénavant, lui aussi, l’ «ILCA». Une marque de commerce avait déjà été déposée pour le dériveur «ILCA» en juin 2018 et approuvée le 23 octobre 2018 pour l'ensemble de l'Union européenne. Une autre marque de commerce que l’ILCA a tenté d’enregistrer est pour le «Gamma», mais cela semble avoir été abandonné. Ces démarches ont été effectuées par une société du Delaware nommée «Weather Helm». (en français: « Tendance à Lofer »)

L’approche la plus récente de la classe Laser consiste à permettre aux différents constructeurs agréés de nommer le bateau comme ils le souhaitent, ou de les vendre en tant que bateaux génériques, sans nom. La classe Laser - qui est l’International Laser Class Association - affirme pouvoir organiser des compétitions avec à la fois des vrais Lasers et des faux Lasers.

Comme la France est située dans une région où LaserPerformance contrôle la marque de commerce Laser, il ne peut y avoir de Lasers authentiques pour les Jeux olympiques de Paris sans violation directe de la marque de commerce. Par conséquent, ce qui est proposé par la classe Laser, en l’absence d’accord négocié avec LaserPerformance d’ici la fin du mois de Juillet 2019, ce sont des faux Lasers. World Sailing a en effet fixé au 1er août 2019 le délai imparti aux parties pour parvenir à un accord entre les différents protagonistes, et en particulier les détenteurs de marques de commerce.

La position officielle de la classe Laser est que sa priorité est de convaincre les propriétaires de marques de commerce de trouver une solution négociée. Cependant, dans son éditorial du 17 juillet dans le magazine en ligne Sailing Illustrated, le président de la classe Tracy Usher a admis qu’il n’avait pas grand espoir pour une solution négociée: «l’ILCA n’a pas connaissance de négociations ni de discussions entre les trois propriétaires de marques de commerce, » a-t-il déclaré.

Les propriétaires de la marque de commerce sont LaserPerformance (via une autre société appelée Velum), qui détient la marque Laser dans le monde entier, à l'exception de deux petits marchés en Océanie et en Asie de l'Est, où les marques sont la propriété de respectivement Performance Sailcraft Australia (PSA) et Performance Sailcraft Japan (PSJ).

En vertu des accords de marques de commerce en vigueur, ni PSA ni PSJ ne sont autorisés à exporter des bateaux en dehors de leur propre zone de contrôle. C'est le système que la classe Laser tente de démanteler, à la suite d'une demande de World Sailing, elle-même sous pression de la Commission européenne, d'introduire davantage de concurrence sur le marché des voiliers de type Olympique.

Opportunités Commerciales pour des Bateaux Australiens / Chinois

Avec le changement de règlement interne proposé, la classe permettrait aux producteurs existants australien (PSA) et japonais (PSJ), et à tout nouveau constructeur agréé, d'exporter de faux Lasers - génériques ou portant un autre nom - vers l'Europe, l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud, l'Afrique, etc. toutes les régions relevant de la marque Laser contrôlée par LaserPerformance.

Il convient de rappeler que la classe Laser a mis fin au 28 mars 2019 à LaserPerformance en tant que constructeur autorisé. Depuis lors, hormis quelques exceptions accordées avec la médiation de World Sailing, les concessionnaires situés sur des marchés contrôlés par LaserPerformance, c'est-à-dire la plupart des marchés du monde, ne peuvent légalement obtenir de bateaux pour les vendre à leurs clients.

Lors de la réunion de Mai dernier de World Sailing, la classe Laser a présenté une liste de nouveaux constructeurs ayant exprimé leur intérêt à construire le bateau. Toutefois, tant que World Sailing n’aura pas fourni son approbation, ceci en restera au stade des manifestations d’intérêt. Certains constructeurs intéressés se sont par ailleurs montrés préoccupés par les exigences complexes et coûteuses imposées par la classe Laser.

Avant d’être décertifiée par l’ILCA, LaserPerformance était de loin le principal producteur de Lasers au monde avec plus de 80% des parts de marché. À présent, le constructeur principal est Performance Sailcraft Australia - une société qui a également été impliquée ces dernières années dans le développement de nouveaux gréements dénommés «C» pour le bateau. L’intention, soutenue par le président de la classe Laser, est de changer en fin de compte les gréements existants (voiles, mâts, bômes) du bateau et de les remplacer par ces nouveaux gréements « C » au niveau mondial.

Le nombre de bateaux typiquement produits par LaserPerformance avoisinait les 2000 unités par an, contre environ 250 bateaux pour PSA et environ 50 bateaux pour PSJ.

La dé-certification de LaserPerformance signifie que leur part de marché de 2 000 bateaux, soit plus de 80% du marché mondial des bateaux neufs, est à conquérir. Ceci est considéré comme une opportunité lucrative par certains, bien évidemment.

Ces derniers jours, des discussions auraient eu lieu entre PSA et des constructeurs de bateaux chinois - afin de faire construire des bateaux en Chine à un coût très bas. Il y a en effet déjà plusieurs constructeurs en Chine produisant des dériveurs, tels que le Club 420 et l'Optimist, pour ne citer que deux exemples. Les constructeurs actuels de Laser travaillent dans des pays où le coût de la main-d'œuvre est élevé, notamment PSA en Australie, où les salaires sont à peu près 10 fois plus élevés qu'en Chine.

Le scénario dont on parle est que PSA sous-traite chaque année un grand nombre de bateaux à un producteur chinois, puis exporte les bateaux dans le monde entier. Nous parlons ici de milliers de bateaux chaque année, d’où une augmentation considérable par rapport à la production actuelle de ce constructeur.

Pour que ce plan commercial fonctionne, dans la plupart des pays, les bateaux ne peuvent pas être des Lasers, car il y aurait enfreinte aux marques de commerce contrôlées par LaserPerformance / Velum. Des faux Lasers seraient donc produits et exportés, soit sous un autre nom, comme «ILCA», ou sans nom, sous forme générique.

Si de faux Lasers à très faible coût de production sont produits en Chine et exportés dans le monde entier, il est peu probable que de nouveaux constructeurs émergent. Peut-être même qu’il n’y aura aucun candidat, d'autant plus que tout indique que les nouveaux constructeurs seraient tenus de payer des frais annuels relativement élevés - des chiffres de 100 000 USD et 200 000 USD par an ont été mentionnés par la classe Laser à cet égard.

Des doutes peuvent d’ailleurs être exprimés quant à la viabilité du constructeur japonais, qui ne produit qu’une cinquantaine de bateaux par an.

Les droits de propriété intellectuelle liés au design du Laser, qui doivent être payés à la société néo-zélandaise Global Sailing, apparement étroitement liée à PSA, constituent un autre obstacle pour les nouveaux constructeurs. La société aurait acheté ces droits à Bruce Kirby en 2009, mais on ignore si ces droits sont réellement valides. Il semble d’ailleurs que LaserPerformance, lorsqu'elle produisait encore des bateaux, ne versait pas de redevances pour ces droits. Les nouveaux constructeurs, pour être approuvés, sont toutefois requis de le faire par la classe Laser.

Les responsables européens de la classe Laser ont demandé la réintégration de LaserPerformance en tant que constructeur, ce que la société demande par le biais d’une inspection conjointe de son usine située en Angleterre par World Sailing et de l’ILCA.

Personne ne conteste la conformité des bateaux produits par LaserPerformance, et la société a fourni gratuitement 120 bateaux pour les récents championnats mondiaux junior de World Sailing Youth Worlds en Pologne. Mais la réintégration de LaserPerformance, qui mettrait en péril le scénario commercial décrit ci-dessus, suscite manifestement une certaine opposition.

La compagnie LaserPerformance va-t-elle entamer un procès pour enfreinte à ses marques de commerce? Très probablement, si cela n’a pas encore commencé, en raison des pertes financières majeures qu’elle subira si ses marques de commerce sur le Laser perdent en quelque sorte toute leur valeur. Ce sera un cas complexe, impliquant plusieurs juridictions.

Rappelons sur ce point qu'il y a toujours des procédures judiciaires en cours pour la tentative précédente, entamée par Bruce Kirby, de changer le nom du Laser en «Kirby Torch» en 2012. À l'époque, la classe Laser était en dehors du dossier. Cette fois-ci, l’ILCA sera en plein centre de celui-ci, avec des frais juridiques élevés en jeu. Qui paiera les lourdes factures juridiques de l’ILCA, sinon les membres?

LaserPerformance prend la protection de ses marques de commerce au sérieux. Par exemple, en 2012, elle a poursuivi le distributeur belge OptiTeam pour avoir importé et vendu des bateaux et des pièces fabriquées par PSA. Le juge s'est prononcé en faveur de LaserPerformance. Un appel a été rejeté en 2015 et le jugement de 2013 a été confirmé. Apparemment, OptiTeam a déclaré faillite et LaserPerformance n'a pas été en mesure de percevoir des dommages et intérêts.

Si une guerre juridique en matière de droits de propriété intellectuelle entre LaserPerformance, ILCA et PSA se déclenche, il faudra peut-être plusieurs années avant que le tout soit jugé par un tribunal. Jusque-là, il est difficile de dire si les concessionnaires oseront distribuer de faux Lasers, car il y aura des risques non négligeables de devoir payer des compensations financières substantielles à LaserPerformance. Assez vite, il y aura aussi des pénuries de pièces détachées, de voiles, etc.

L'ironie est que, sauf dans quelques régions comme l'Amérique du Nord, les concessionnaires ne se plaignent pas beaucoup de LaserPerformance. Beaucoup d'entre eux, en particulier en Europe, ont en fait des partenariats commerciaux très positifs avec la société. Ces sociétés ne sont pas intéressées par la distribution de faux lasers et par la prise de risques juridiques inconsidérés. Mais elles devront peut-être prendre de tels risques si elles désirent continuer à servir leur clientèle.

Pour que les faux lasers deviennent une réalité aux Jeux olympiques de Paris, il reste plusieurs obstacles à surmonter. Premièrement, World Sailing devra approuver formellement le nouveau règlement  de la classe Laser permettant  à des bateaux sous de multiples marques ou encore génériques de naviguer sous l’égide de la classe officielle Laser. On ne sait pas comment World Sailing va réagir cette fois. En avril dernier, à la suite de l’annonce du changement de nom pour l’ «ILCA», World Sailing a réagi presque instantanément pour clarifier sa position.

Dans sa déclaration du 27 avril, on peut lire: «World Sailing n’a pas approuvé ni pré-approuvé le changement de nom proposé de Laser vers l’ILCA. »… «World Sailing traitera toutes les demandes de modification de règles de classe lorsqu’elles seront présentées par l’ILCA à World Sailing »…« World Sailing traitera toutes les demandes conformément aux règlements mondiaux en vigueur »…« World Sailing n’a approuvé aucune position de la classe ni  des fabricants en ce qui concerne les droits de propriété intellectuelle et de production. »

Pour que les faux lasers soient olympiques, le Comité international olympique devra également approuver les faux Lasers en tant qu'équipement pour les jeux.

Et bien sûr, la classe Laser devra défendre avec succès ses actions devant les tribunaux. Il pourrait également y avoir des poursuites judiciaires contre les concessionnaires, le constructeur australien PSA et les nouveaux constructeurs.

La classe Laser affirme que voter oui pour le changement de règlement «fera en sorte que notre classe reste aux Jeux olympiques».

De toute évidence, il ne s'agit là que d'un slogan, car rien ne le garantit.

Contrairement à ce que prétend l’ILCA, rien ne garantit en effet que les faux Lasers seront aux Jeux olympiques de 2024.

Le changement de règlement ouvre en réalité une énorme boîte de Pandore qui pourrait avoir des effets beaucoup plus néfastes sur la classe Laser que de perdre son statut olympique.

L'inaction signalée par les propriétaires de marques de commerce en vue de résoudre leurs différends pourrait en fait être une conséquence directe du règlement proposé et des opportunités commerciales substantielles qu’il pourrait en théorie générer pour l'une des principales parties prenantes au  litige.

Truquage de Vote pour des Faux Lasers?

Bien avant l'annonce du vote sur le changement de règlement de ce début Juillet, il était de notoriété publique qu'il existait une opposition substantielle à ce changement, en particulier en Europe.

Par exemple, la classe Laser européenne EurILCA a publié le 30 mai 2019 une circulaire intitulée «Lasers standard et radial en tant que bateaux olympiques, et maintenant? » La circulaire appelle à conserver le nom du Laser et refuse le changement de nom du bateau vers l’ « ILCA. »

Il y a également eu une pétition en ligne, qui a reçu plus de 600 signatures, principalement en Europe, y compris d’athlètes célèbres tels que Robert Scheidt, appelant à garder le nom du Laser et à rejeter les modifications proposées par l’ILCA. En réalité, la pétition appelait aussi à la démission des dirigeants de l’ILCA.

En bref, les dirigeants de l’ILCA savaient très bien qu’il y avait une opposition importante à leurs plans.

Pourtant, non seulement le vote sur le changement de règlement a été lancé à la toute dernière minute - le 1er juillet, mais certains diront le 2 juillet, soit peut-être un jour trop tard - mais ce vote a également été présenté aux membres de la classe de manière biaisée, favorisant de voter oui au changement de règlement.

Le bulletin de vote lui-même indique qu'il faut voter oui "pour assurer l'avenir de notre classe et donner la certitude à World Sailing que nous pourrons satisfaire à leurs nouvelles exigences en matière de classes olympiques".

Voter oui à la règle de la classe «fera en sorte que notre classe restera aux Jeux olympiques» affirme l’ILCA, sur le bulletin de vote en ligne.

“Pour assurer l'avenir de notre classe, s'il vous plaît… votez“ Oui ”

Ces slogans, inscrits sur le bulletin de vote en ligne, impliquent qu’un vote pour le non serait la fin du Laser aux Jeux olympiques et une absence d’avenir pour la classe Laser - rien de moins.

Le vote est manifestement partial et injuste et n'aurait jamais dû être présenté sous cette forme aux membres.

Mais il y a plus.

Le vote est mené sur une application Web appelée SurveyMonkey, qui vise à mener des enquêtes d’opinion et non à organiser votes, alors que de nombreux systèmes professionnels de scrutin en ligne auraient pu être choisis.

Le bulletin de vote SurveyMonkey ILCA ne permet pas l'anonymat lors du vote, ce qui aurait été préférable, compte tenu en particulier de la nature controversée du vote et des divisions qu'il a déjà induites parmi les membres.

Alors que le formulaire doit être rempli, il n'y a aucun contrôle quant au statut de membre (payé, non payé, membre fictif, etc.) des votants.

Il n'y a pas de base de données centralisée des membres de la classe Laser dans le monde entier. Le 31 juillet, la classe Laser devrait donc contacter toutes les associations de districts / nationales et recevoir instantanément la confirmation du statut d’adhésion pour chacun des votants - ce qu’il n'est pas possible d’effectuer instantanément.

Donc, parce que la classe a commencé le vote si tard, il n’ya pas de moyen raisonnable d’attendre un décompte précis des votes pour le 1er août.

La classe Laser est en fait en conflit d’intérêts flagrant. Lors d'élections démocratiques normales, des parties neutres supervisent le vote. Ici, le vote est organisé, sans supervision, par une partie au vote - l’ILCA - qui a un intérêt direct dans un résultat particulier, à savoir un vote pour le oui.

Et il y a plus.

L'interface SurveyMonkey permet aux utilisateurs de recevoir une notification instantanée des votes. Chaque fois qu'il y a un vote, il est possible de recevoir une alerte et également d'accéder aux données et statistiques de l’élection.

Cela signifie que l’ILCA, qui est une partie au vote, peut surveiller le vote et adapter sa stratégie de campagne en conséquence. Le vote se déroule sur une durée d’un mois.

Tous ces éléments concourent à une conclusion: le processus de vote mis en place par la classe Laser est truqué et antidémocratique.

Il n'y avait pas besoin de ça. Et c'est un peu honteux, d'autant plus que pour beaucoup de membres de la classe, qui sont des mineurs d’âge, ce sera la première fois qu'ils voteront.

Pour gagner, le oui a besoin d’une majorité des deux tiers. Cela peut sembler un défi de taille, mais avec tous le biais favorable au oui, le fait que la plupart des membres n’ont aucune idée de ce qui se passe, du faible taux de participation généralement observé pour ce genre d’élection, et l’attitude réservée de la branche européenne de l’ILCA - l’EurILCA - qui a recommandé de rejeter le changement proposé de règlement, le oui peut bien gagner.

Quel que soit le résultat du vote, cela ne changera peut-être pas tellement les choses, car sans un accord entre les parties, le Plan B de l’ILCA, avec ses faux Lasers, n’est peut-être pas très réaliste après tout.

Le seul recours approprié de l’ILCA pour remédier au caractère biaisé de cette élection serait de l’annuler. Cela n'arrivera pas, bien évidemment.

Cependant, au lieu d’attendre le résultat du vote ou d’essayer de l’influencer davantage avec son assaut récent sur les médias sociaux, l’ILCA pourrait peut-être redoubler d’efforts et travailler plus dur, avec l’aide de World Sailing et de médiateurs professionnels, pour atteindre un accord entre toutes les parties, y compris PSA et LaserPerformance.

Parce qu’en fin de compte, un accord entre les parties serait dans l’intérêt de tous.

Qui veut en effet réellement voir de faux Lasers aux Jeux Olympiques de 2024?

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